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lundi 16 juillet 2007

Le peloton de sous officier.

Sur ce coup l'armée n'a pas été ingrate puisqu'en plus elle nous a offert une permission d'une journée.
Sa générosité ne c'est pas arrêté là, elle nous a présenté au peloton de sous officier pour service rendu.
Le problème à cette époque était que mon copain Delin et moi n'étions pas très militariste, nous avons donc décidé de concert que nous ne ferions pas le peloton, pas question de sortir gradé de l'armée quelle honte!Pour ma part ce refus c'est traduit comme suit.
Le jour de l'examen ( que nous aurions réussi de toute façon, je l'ai su plus tard par le lieutenant instructeur), pour ma part dans la partie théorique j'ai marqué les Questions, Réponse? Et j'ai rendu ma feuille, pour la partie technique j'avais la MAT 49 (c'est la plus facile) à démonter et remonter, J'ai dis que je ne me rappelais plus comment on faisait, j'ai eu un pour ne pas me mettre zéro.
Je me suis fais appelé, eng..., et j'ai eu droit à une leçon de morale par le lieutenant instructeur me disant que la paie d'un troufion et celle d'un caporal chef ou sergent n'était pas la même.
Sur le coup c'est entré par une oreille et sorti par l'autre. j'avoue que j'ai regretté plus tard, lorsque j'ai été muté au 151 ième BT bataillons des transmissions mon affectation définitive, car le début le milieu et les fins de mois étaient difficiles.

Le village.



Notre boulot consistait à sortir la nuit le jour nous avions quartier libre, mais quartier libre ne voulait pas dire que nous pouvions descendre au village comme nous voulions, nous avions besoin d'une l'autorisation, et pour cela j'avais mon ami Edouard.
Edouard était un mon meilleur copain, (je dis était mais j'espère qu'il est toujours en vie) il avait été exempté d'arme pour avoir pointé le canon de sa MAT49 (non armé en exercice) vers ses collègues en descendant d'un camion , cet incident lui a valu de s'occuper de la soupe et du réfectoire ce qu'il faisait admirablement bien.
La circonstance dans laquelle nous sommes devenus amis est un peu bizarre, un jour nous parlons ensemble avec sa gouaille de parisien il me parle de sa fiancé, me disant qu'il ne savait pas trop si c'était sérieux si il n'allait pas casser, et puis après tout comme il était à l'armée il s'en foutait et m'a demandé un service, lui lire une lettre qu'elle lui avait envoyé ce que j'ai fais sans lui poser de question.
C'était une lettre de rupture, il devait s'en douter alors il a fait semblant de s'en moquer, comme j'avais compris j'ai prétexter un mensonge pour le laisser seul, car je sais très bien pour en avoir parlé avec lui par la suite que cette lettre lui a fait beaucoup de peine, il tenait énormément à elle.
Mis à part cet incident, c'était un bout-entrain terrible toujours prêt à rendre service, alors quand je voulais descendre au village il me prenait en escorte car il fallait toujours deux véhicule une jeep devant et un gars armé avec lui dans le camion.
Nous ne manquions jamais de faire une petite halte à notre PC, quelques fois nous allions au bar à droite sur la photo, mais notre quartier général était en face à gauche de ce bar sur l'autre trottoir sur la photo face au deuxième poteau électrique à l'angle de la route menant au cuisine où travaillait un autre copain du 45 ième, du PC sud, mais aussi où habitaient mes beaux parents.
Sur cette photo tout droit la direction d'Alger derrière la kabylie,


Le village (suite

C'est sur le bord du trottoir de l'église que nous rangions les véhicules avec bien sur toujours un ou deux gars à coté pour ne pas les laisser seul.Le bar que nous voyons sur la photo précédente se trouve à gauche sur cette photo, notre bar habituel se trouve à peu prêt à l'endroit où a été prise cette photo.De là nous draguions les jeunes filles très rare il faut l'avouer, il y en avait pourtant une avec qui je faisais la causette de temps à autre.Après plusieurs mois de ce petit manège nous avons fini par flirté, mais comme c'était un petit village nous ne pouvions pas nous fréquenter sans que ses parents ne soient au courant, elle a donc fini par me présenté à eux, cette affaire n'a fait que trois le tour du village ce qui fait qu'au bout d'un moment, tous les gradés étaient au courant, d'autant plus que certains d'entre eux habitaient le même cage d'escalier.

Mes péripéties



Sur cette photo nous sommes à peu près à l'endroit de la route qui mène au PC sud nous lui tournons le dos, à ce propos j'ai une anecdote assez amusante, mais qui ne m'a pas fait rire du tout à l'époque.
Un matin notre cabot chef Graff arrive comme un malade dans la chambre (du fait de nos horaires décalés nous avions une chambre à part) soyez prêt dans dix minutes ont part en patrouille, en fait de patrouille nous nous arrêtons au pont romain à deux ou trois kilomètres du PC nord pour un contrôle routier.
Je profite de l'aubaine, c'était mon tour de garder le poste, je le confis à mon copain Bardot, j'attends le passage d'Edouard et son camion, je me cache à l'arrière et je file pour la maison de mes futures beaux parents rejoindre ma future,
Comme prévu Edouard me prend au passage et en route pour le pont romain, arrivé sur les lieux plus de contrôle routier. J'apprends que mon poste, pour je ne sais quelle raison était au PC sud.
Heureusement Norbert un taxi du village venait de déposer un client dans les mechtas voisines je lui explique en deux mots la situation il accepte de me conduire, je m'engouffre dans le taxi avec ma MAT 49 et nous filons vers le PC sud, le harkis de garde me laisse passer, je récupère mon poste et après une engu....de, Le sergent du G R E sud trouve un prétexte et me ramène au PC nord. Au G-R-E il existait une vraie solidarité.
La photo du bas montre la place telle qu'elle est en ce moment, elle a à peine deux semaine, c'est une amie qui l'a ramené de vacances,

Mes pèripéties (suite)

La fenêtre ouverte au premier étage est la chambre que m'avais laissé mes beaux parents lorsque j'ai été démobilisé. Cette deuxième anecdote aurais pu me coûter le T-M j'étais encore militaire et nous étions en temps de guerre. Je ne me souviens plus pour quelle fête s'était nous ne sortions pas cette nuit là, toujours est-il que je me trouvais encore chez mes beau parents, il y avait la famille, des amis dont le major ben Azrard, la fête battais son plein et comme il était tard j'ai été dans l'obligation de dormir chez eux. Sur le matin branle bas de combat, on sonne à la porte s'était le chauffeur du commandant qui venait me chercher envoyé par le major, six ou sept harkis venaient de déserter avec leur arme, heureusement que tout le monde était au courant que je fréquentais, cette petite escapade ma value la peine symbolique de huit jour de prison. En bas le même bâtiment pris sous un autre angle, cette photo a trois semaines elle a été ramenée de vacance par une amie ( aujourd'hui nous sommes le 13 juillet 2007)

Mes fiançailles.

J'ai été démobilisé au mois de juillet 1962, trouver du travail n'a pas été un problème puisque ma belle-soeur et mon beau-frère travaillaient tout deux chez chagneau une entreprise française installée en Algérie je crois d'ailleurs qu'elle existe toujours à Marseille. La carte postale en couleur de l'église montre qu'elle a été faite à cette époque, puisque nous apercevons à droite de l'église la grue du chantier sur lequel je travaillait. Le chef de chantier a été sympa il m'a fait réparer les coffrages bois durant la période des vacances. Le reste du temps mon travail consistait à tracer les boites de réservations sur les planchers, ou je bricolait à droite à gauche. J'avais l'intention de m'installer en Algérie, les parents de ma future femme étaient des gens formidables ils me laissaient ma paie intégrale, ils ne voulaient pas un sous pour la pension, ce qui m'a permis d'acheter la bague et de nous fiancer. La tension était quand même perceptible à l'époque, lorsqu'un copain de chantier un kabyle est venu me voir et m'a dit, je n'ai pas de conseil a te donner mais si j'étais toi je rentrerais en France, comme tu étais dans les harkis, je crois qu'ils veulent te faire la peau. Je n'en ai pas parlé tout de suite pour effrayer personne, mais à partir du moment où j'ai décidé d'en parler, huit pour plus tard j'étais sur le bateau. J'ai vécu quelques temps à Marseille chez ma soeur aînée, mais je ne mis faisais pas, je suis parti pour montagnac dans les basses-alpes, là c'est mon autre soeur qui n'a pas voulu que je reste il faut dire que c'était un trou perdu pourtant je travaillais chez un petit entrepreneur du coin et je mis plaisais bien.